11 septembre 2022 : Visite de Son Eminence Robert cardinal Sarah

Visite de Son Eminence le cardinal Robert Sarah, Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements, à l’abbaye de Beauchêne du 9 au 12 septembre.
Le but essentiel de la (deuxième) visite du cardinal Sarah à l’abbaye de Beauchêne était la consécration du nouvel autel de la chapelle et du nouveau tabernacle, tout récemment installés.
Toutefois, Son Eminence a saisi l’occasion de son séjour dans l’Ouest de notre pays pour se rendre à la Cinéscénie du Puy du Fou, où il a été accueilli personnellement pas Philippe de Villiers, avec qui il partage de forts liens d’amitié. Il s’est ensuite rendu à Loublande, en visite privée, où il a pu échanger avec les deux religieuses qui y demeurent. Enfin, il est allé visiter les Petites Sœurs des Pauvres, à la Maison Mère de Saint-Pern (Ille-et-Vilaine). Il a pu rencontrer la Mère Supérieure et les nombreuses Sœurs présentes, venues du monde entier à leur Chapitre Général.
Mais comme nous l’avons dit, la démarche essentielle du cardinal était la consécration de l’autel.
La consécration d’un autel est l’occasion d’une magnifique cérémonie. Dimanche 11 septembre, le cardinal présidait la Sainte Messe, entouré du Père Abbé Primat Jean-César Scarcella, de l’abbaye de Saint-Maurice en Suisse, et de la communauté des Chanoines. De nombreuses religieuses de différentes congrégations étaient également présentes. Le prieur de l’abbaye, père Paul, a salué la présence de Son Eminence et du Père Abbé. Le cardinal a tout d’abord béni l’eau qui allait servir à bénir le tabernacle, l’autel et l’assemblée.
Après la magnifique homélie de Son Eminence sur la sainteté de l’autel où se célèbre le Saint Sacrifice, et après la Litanie des Saints chantée par l’assemblée, le cardinal Sarah a béni les reliques de saint Maurice et ses compagnons, martyrisés en Suisse, à la fin du IIIème siècle, pour avoir refusé de tuer d’autres Chrétiens. Ces reliques, apportées tout spécialement par le Père Abbé Primat, ont ensuite été insérées dans la niche prévue à cet effet, sur l’avant de l’autel. Elles avaient été vénérées la veille, dans la chapelle, par une cérémonie préparatoire à la consécration.
Son Eminence, après avoir revêtu un tablier, a ensuite prononcé la prière de dédicace et a procédé à l’onction de l’autel avec une huile sainte. Il a soigneusement enduit la table de l’autel, insistant sur les quatre coins, en vérifiant n’avoir oublié aucun endroit de la table. Il a enfin encensé l’autel, en y posant cinq coupes fumantes d’encens. La coupe centrale était beaucoup plus imposante que les quatre autres, disposées à chaque coin de l’autel, rappelant la bénédiction de l’autel de la Tente, par Moïse.
Après avoir essuyé l’autel, deux Chanoinesses ont solennellement disposé une nappe neuve par-dessus. Quatre bougies, allumées par le prieur, furent alors déposées par des religieuses tandis que les enfants de chœur apportaient des fleurs.
Comme pour tout sacrement public, un document a été signé par Son Eminence, le Père Abbé Primat et tous les prêtres présents.
Le cardinal Robert Sarah s’est ensuite agenouillé devant le tabernacle ouvert et le Saint-Sacrement y a été déposé. Le père Paul a tout de suite allumé la bougie rouge de présence, à la grande joie de l’assemblée.
Un cantique à la Vierge Marie a clôturé cette cérémonie de trois heures, pendant laquelle le temps a suspendu son cours et pendant laquelle, surtout, on comprend la sainteté de l’autel consacré. Comme nous l’a annoncé le cardinal, que tout chrétien qui rentre dans une église se dise : Ce lieu est redoutable !

Stéphanie d’Espiès

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Les 14 et 15 août à l’abbaye

Dimanche 14 août, l’abbaye ouvrait enfin ses portes aux fidèles, après plusieurs semaines de travaux. Les Vêpres solennelles de la Vierge Marie ont consacré cette réouverture tant attendue. La cérémonie était présidée par Mgr Scarcella, nouveau Père Abbé Primat de la Confédération des Chanoines de Saint-Augustin, venu tout spécialement de Suisse. C’est au cours des Vêpres que les deux postulants Hareld et Phillip sont devenus novices. Ils ont ensuite revêtu l’habit des Chanoines et le rochet. Ils rejoignent ainsi leurs compatriotes, qui les ont précédés dans cet engagement, deux l’année dernière et deux il y a maintenant deux ans.

Le 15 août, comme d’habitude, la grand-messe avait lieu dans le parc de l’abbaye. Une foule nombreuse y assistait et a pu écouter l’homélie de Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, qui présidait. Être dehors n’a pas empêché la ferveur des fidèles, qui apprécient toujours autant cette tradition annuelle.

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14-17 avril 2022 : Triduum Pascal

JEUDI SAINT
Manger la chair du Christ ! Cela révolte tout le monde depuis toujours !
L’agneau immolé se présente comme le pain vivant descendu du Ciel. Le Christ est allé jusqu’au bout du martyre pour nous. Si le Christ est du pain et que nous sommes le Corps du Christ, alors nous aussi, nous sommes du pain ! Sommes-nous du bon pain pour nos contemporains ? Est-ce que quand ils nous voient, qu’ils nous entendent, ils ont l’impression de manger le bon pain de Dieu ? Est-ce que notre foi, nos paroles et notre témoignage sont nourrissants pour eux ?
Saint Paul, dans son épitre, 1 Co 11, 23-24 nous dit : « J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur et je vous l’ai transmis : la nuit où Il était livré, le Seigneur prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit et dit : ’Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites cela en mémoire de moi’ ». Il sait parfaitement ce qu’il dit. En effet, pour ceux qui connaissent un peu le monde juif, recevoir et transmettre sont deux mots essentiels : KABBALE (Tradition) et MASORAH (Transmission). Saint Paul n’emploie que deux fois cette formule dans toutes ses épîtres, montrant qu’il porte une attention extrême et rigoureuse à la transmission exacte de ce qu’il a reçu. L’apôtre emploie à nouveau cette formule, à la fin de cette même lettre, 1 Co 15, 3 : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu’il est apparu à Képhas, puis aux Douze. »
Comment pouvons-nous être chrétiens aujourd’hui ? Eh bien, l’évangile nous montre l’exemple que Jésus nous donne par le lavement des pieds : être serviteur. Pierre n’a pas encore compris et refuse que le Rabbi lui lave les pieds mais être chrétien, c’est précisément cela : être serviteur, déposer son vêtement, prendre un linge et écouter celui qui souffre, prendre soin de celui qui est malade et qui a besoin d’être visité, écrire aux prisonniers… « J’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire… » Si vous le faites, vous êtes vraiment serviteurs, vous suivez l’exemple du Christ, c’est notre vocation de chrétiens.
Notre grand cadeau du Jeudi Saint, c’est de recevoir le Bon Pain Vivant venu du Ciel. Pensons aux 4000 adultes qui vont être baptisés la nuit de Pâques et recevoir, pour la première fois, ce Pain Vivant descendu du Ciel. Entrons maintenant dans cette merveilleuse liturgie du Jeudi Saint. N’oublions donc pas d’être des serviteurs et de bons pains vivants, nourrissants pour nos contemporains, c’est notre vocation.
Vendredi Saint
« Il n’avait plus l’apparence d’un homme, Notre-Seigneur, écrasé par la souffrance. » Il m’est arrivé de lire ce passage d’Isaïe avec des amis juifs, profondément croyants, eux qui attendent le Messie, nous qui reconnaissons Jésus, le Messie, dans ce Serviteur Souffrant. Le jour du Grand Pardon, Yom Kippour, est très important pour eux et pourrait être une occasion de dialogue entre eux et nous, pour évoquer le Messie, notre Sauveur et leur Sauveur. Dans l’évangile de Jean, Jésus traité de façon effroyable, garde toute sa dignité. Il reçoit une gifle d’un serviteur du grand-prêtre, parce qu’Il répond avec justesse : « J’ai parlé publiquement, pourquoi m’interroges-tu à nouveau ? » C’est bien peu courageux de frapper un accusé mais Jésus n’est pas écrasé par son humiliation, Il garde toute sa beauté, toute sa dignité humaine : « Si j’ai mal parlé, dis-moi en quoi mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » C’est encore plus remarquable chez Pilate, parce que Pilate est le chef des Romains, la puissance occupante alors que Jésus est le condamné de la puissance occupée ! Jésus ne répond pas à la première question de Pilate, Il répondra à la seconde question quand Pilate lui pose une troisième question. Le pauvre Pilate est complètement « groggy ». Jésus ne répond pas non plus à sa dernière demande : « Qu’est-ce que la vérité ? » On peut remarquer l’humilité du Serviteur Souffrant, noble, digne, face à celui qui se croit le chef.
Quelle douceur de Jésus, quand sur la Croix, Il confie sa Mère à saint Jean, l’apôtre bien-aimé et « à partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. Puis, sachant que tout était achevé désormais, Jésus dit, pour que toute l’Écriture s’accomplît : ‘J’ai soif’… Quand Jésus eut pris le vinaigre, Il dit : ‘Tout est accompli’, Il baissa la tête et Il remit son esprit ». Ce « J’ai soif » n’est pas la soif d’un verre d’eau mais la soif que tous les hommes aient soif de Dieu. Tout le monde connaît les sœurs de Mère Teresa, eh bien, il y a toujours, à la demande de mère Teresa, à côté du crucifix, dans chaque chapelle de communauté des sœurs, un écriteau : I THIRST, J’ai soif. Ainsi, à chaque fois, qu’elles regardent le tabernacle, elles se souviennent que Jésus a soif de leurs prières, Jésus a soif que les âmes soient sauvées, qu’elles participent avec Lui à l’œuvre de la Rédemption.
Dans le « Tout est accompli », il y a une extraordinaire espérance ; le monde est sauvé ! Jésus a accompli sa mission, qui était de faire la paix entre le Ciel et la Terre.
Samedi Saint
Depuis plusieurs années, j’essaie de vivre chaque journée de la Semaine Sainte – les jours les plus importants de l’Histoire du monde – avec les phrases du Notre Père. Le Lundi Saint, Notre Père qui es aux Cieux : on voit, dans l’évangile, cette femme qui essuie les pieds de Jésus avec son parfum et ses cheveux, parce qu’elle sait qu’Il est très Saint. Que ton Nom soit sanctifié le mardi Saint ; le Mercredi Saint, « que ton Règne vienne » : avec Pierre et Judas, on voit que ce n’est pas facile de faire venir son règne ni de faire sa Volonté. Le Jeudi Saint, c’est le jour du Pain Vivant descendu du Ciel, le Vendredi Saint, c’est le Grand Pardon, « Pardonne-nous nos offenses » : pas de messe, pas de liturgie, c’est comme si nous étions tombés dans la tentation du désespoir. Le Samedi Saint, c’est le grand silence. Et qu’est-ce qui se passe, dans la nuit du Samedi Saint ? Eh bien, c’est la dernière demande du Notre Père : « Délivre-nous du mal ». C’est vraiment l’hymne à la liberté. Pendant les neuf lectures, je me disais : « c’est vraiment un chant à la liberté ! » Est-ce que tu sais que la liberté sera victorieuse ? Est-ce que tu sais que tu as été créé pour être un être libre ? est-ce que tu y penses ?
C’est pour cela qu’on a écouté ces immenses lectures. Dans la Création, Dieu nous a faits à son image et à sa ressemblance ; nous sommes les enfants de Dieu, libres comme Lui. Dans la lecture de la ligature d’Isaac, on se dit qu’Abraham est fou d’emmener son fils à la mort mais, lui, il sait que l’obéissance sera la garantie de sa liberté, parce que Dieu l’a créé comme un homme libre et que, quand il fait acte d’obéissance à Dieu, il assure son propre chemin de liberté. Liberté et obéissance ne vont pas bien ensemble dans nos têtes et pourtant, dans la Bible, c’est quelque chose de manifeste. Bien sûr, le plus grand texte sur la liberté, est celui de l’Exode. Les Hébreux étaient esclaves en Égypte, ils traversent la Mer Rouge à pied sec et Pharaon est englouti dans la mer, avec ses chars et ses chevaux. Ils vont le payer cher, par quarante ans dans le désert, mais ils cheminent vers cette Terre Promise, qui était une terre de liberté. Et ainsi, petit à petit, nous faisons, nous aussi, notre chemin. Le prophète Ézéchiel, lui, nous dit : « Est-ce que tu as vu la façon dont Dieu t’aime ? Il ne te donne pas des quantités de commandements, Il regarde l’humanité comme son épouse. Il ne l’écrase pas par sa puissance, Il lui donne des paroles pour assurer son chemin de liberté. Est-ce que vous savez que le mot le plus important de toute la Bible, c’est le mot ALLIANCE ? Nous vivons comme un sacrement d’alliance ; Dieu s’adresse à l’humanité comme à son épouse et Il lui dit : « Ton Créateur n’est pas un Créateur Tout-Puissant, c’est un époux qui t’aime et qui te donne toute ta liberté. » Voilà le sens des lectures que nous avons entendues. A nous qui sommes prisonniers de tant de contraintes, le prophète Isaïe dit : « Mais venez, venez à moi, même si vous n’avez pas d’argent ! Je suis véritablement votre Sauveur ! La pluie et la neige qui descendent sur la terre ne reviendront pas sans avoir donné beaucoup de fruits ! » Est-ce que la Bible, frères et sœurs, est vraiment pour vous une Parole vivante, qui féconde, comme la pluie et la neige ? Voilà quels sont les commandements du Seigneur : ce sont des chemins pour notre vie, des chemins qui vont assurer notre paix et notre liberté.
Il y a aussi la liberté de Dieu, parce que, même quand Il voit que son Nom est profané, quand Il voit qu’on se moque de Lui, qu’on fait exactement le contraire de sa Parole, alors Il dit : « Je vais vous rassembler de tous les pays, Je répandrai sur vous une eau pure et vous serez purifiés, Je vous donnerai un cœur nouveau et un esprit nouveau » Mais quelle merveille toutes ces lectures ! Il faut les lire et les relire. Mais l’essentiel de ce que je veux vous dire ce soir, c’est que, à l’intérieur de cette trajectoire gigantesque de la Bible qu’on nous a fait faire ce soir, on nous montre le chemin de liberté et être un chrétien, c’est être un homme libre. Nous devons être heureux de notre liberté dans ce monde où règne encore l’esclavage et proclamer le chemin de notre libération, de notre Libérateur. Où est-elle cette liberté ? La lecture de la Lettre aux Romains nous donne la solution : « Votre liberté se trouve dans votre baptême. » Le pape François a demandé si nous fêtions l’anniversaire de notre baptême. En effet, nous fêtons notre naissance mais notre baptême ? Dans notre baptême, il y a la source de notre liberté ; et encore par la Lettre aux Romains, nous savons qu’avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. Et, dans l’évangile, au matin de Pâques, les apôtres vont au tombeau, ils trouvent les linges et le tombeau vide. Dans ses apparitions, Jésus leur fera bien comprendre qu’Il n’est pas un fantôme. Demandons alors, pendant cette messe de la veillée pascale, de réveiller notre foi en la Résurrection, qui est la source et la promesse de notre liberté.
Dimanche de Pâques
En commençant son homélie, le cardinal a rappelé qu’il associait les jours de la Semaine Sainte aux demandes du Notre-Père. Et le dimanche de Pâques, continue-t-il, il reste la fin : « Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire. » Nous entrons dans ces cinquante jours, où nous fêtons la gloire de Dieu, la Lumière de Jésus ressuscité. La Résurrection est le centre de notre foi ! Quels mots allons-nous trouver pour le dire aux autres ? Jésus a envoyé l’Esprit-Saint pour confirmer notre foi : » Vous allez recevoir une force d’en-haut et vous serez mes témoins ». C’est notre vocation à tous, quels que soient notre âge ou notre situation. Nous sommes membres de son Corps, nous devons vivre dans sa Parole, nous devons trouver les mots adaptés à nos contemporains pour leur annoncer la victoire de l’Amour. Comment faut-il faire, pour être des témoins dans le monde d’aujourd’hui ? En écoutant les lectures d’aujourd’hui, nous voyons exactement le chemin qui nous est indiqué : je les prends à l’envers ; d’abord, tu vas assumer le fait de la Résurrection, c’est invraisemblable mais c’est un fait qui est réel. A ses apôtres stupéfaits, Jésus dit : « Donnez-moi à manger, vous voyez bien que Je ne suis pas un fantôme » Pendant toute la semaine de Pâques, nous allons lire les apparitions de Jésus, méthodiquement racontées, l’une après l’autre. On voit que Jésus prend soin de fortifier leur foi dans le « fait » de la résurrection. C’est un fait historique et même transhistorique, il fait éclater l’Histoire, si l’on peut dire, il la fait voler en éclats. Ainsi, nous devons, nous-mêmes, nous fortifier dans la foi de la Résurrection du Seigneur Jésus, qui est, finalement, le seul événement qui compte dans l’histoire de l’humanité. Malgré les catastrophes, les guerres et les violences, la promesse est faite à tous : « Ne vous en faites-pas, la mort a été définitivement vaincue par la Résurrection de Jésus ». Cette promesse est faite par Jésus Lui-même. La traduction du grec ne nous dit pas à quel point les mots « promesse » et « évangile » sont proches. Le grand message de Jésus, c’est la réalisation de cette promesse, de cet évangile. Pauvres apôtres, on se moque d’eux, on les jette en prison, on les traîne devant le Sanhédrin, on ridiculise saint Paul après un discours particulièrement travaillé… Nos mots, qu’est-ce qu’ils valent ? Nous n’en savons rien, c’est le Seigneur qui s’occupe de leur faire trouver un écho dans le cœur de nos auditeurs. La seule chose que nous ayons à faire dans le temps pascal, c’est de nous enraciner dans le fait même de la Résurrection, lire avec attention tous ces récits de la Résurrection, ce qui va nous fortifier dans la foi de notre baptême. C’est un travail ! Un travail spirituel et scripturaire à faire.
Alors, si ce fait est réel, comme il ne touche pas seulement Jésus, nous aussi, nous attendons la résurrection de la chair. Comme à la fin du Credo : « J’attends la résurrection de la chair et la vie du monde à venir. » Toute notre foi nous conduit à une attitude d’espérance : si cela s’est produit pour Jésus, alors cela change tout pour moi, pour mon propre corps. Il faut prendre soin de son corps car c’est le temple du Saint-Esprit, dit saint Paul. Si Jésus est ressuscité, recherchez les réalités d’en haut ! Votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Il y a quelque chose de moi que je ne connais pas, qui reste un mystère et la vérité de ma vie m’échappe. Elle reste un mystère trop grand pour moi. Le fait de la Résurrection change tout dans notre vie.
Tous les jours, jusqu’à la Pentecôte, notre première lecture sera dans le Livre des Actes des Apôtres. Vous avez bien compris, que si ce mystère est vivant en nous, par la Résurrection du Christ et par mon baptême, alors, il faut que je passe aux actes. En effet, après la dernière page du dernier évangile, on passe aux Actes ! Cela est aussi le destin des Chrétiens : quand vas-tu passer aux actes ? Regarde les apôtres, ils y sont passés tout de suite. Ça n’a pas toujours été facile : emprisonnés, fouettés, moqués… libérés, ils s’empressent de faire des miracles. Ces cinquante jours, beau symbole du septénaire sacré, 7 x7 = 49, et le cinquantième jour, la lumière du Ressuscité va exploser sur le monde. Grâce à qui ? A Pierre, à Paul, aux apôtres et aujourd’hui, grâce à vous.
Dans le temps pascal, nous contemplons cette lumière éblouissante, nous méditons ce mystère, nous voyons à quel point il nous concerne, il nous éveille au mystère de notre propre vie et nous partons comme des petits messagers de rien du tout mais c’est à nous d’écrire les actes des apôtres de l’année 2022.
Maintenant, frères et sœurs, c’est à vous de passer aux actes !

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29 janvier 2022 : Le dernier adieux au Père Edouard Bodin, CRL

Vendredi après-midi, le cercueil ouvert du père Édouard est arrivé à la chapelle, attendu par la Communauté, sa famille et quelques fidèles. Un chapelet a été récité pour le défunt puis les Vêpres et la messe ont également été offertes pour notre chanoine. Pendant la messe, le père Paul a rappelé la beauté du sacerdoce et le nombre immense de sacrements dispensés par le père Édouard pendant ses 54 ans de prêtrise. Il a également évoqué la fidélité bienveillante du défunt, tout au long de sa vie.
Samedi matin, après les Laudes et le chapelet, le cercueil a été fermé et scellé. Le père Paul a posé dessus le missel et le calice, signes de la dignité du défunt, « prêtre pour l’éternité ». Monseigneur Castet, évêque émérite de Luçon, a ensuite présidé l’eucharistie, entouré des chanoines, du père Jean-Christophe Slaiher, vicaire général de l’archidiocèse de Bordeaux et recteur du sanctuaire de Verdelais. Le prieur a prononcé un mot d’accueil pour la nombreuse assemblée, pour Mgr Castet, familier des Chanoines du Latran et pour le recteur de Verdelais. Il a ensuite réconforté la famille du père Édouard par des paroles pleines d’espérance en la vie éternelle.
Pendant son homélie, Mgr Castet a évoqué la vie sacerdotale du père Édouard, rappelant qu’il avait été ordonné prêtre dans les années 60, c’est-à-dire, à l’époque du Concile Vatican II. Il avait choisi d’être Chanoine Régulier du Latran, parce que -avait-il dit- : « Jeune, j’ai aimé la vie communautaire, surtout à Beauchêne. » Dès le début de son sacerdoce, le jeune prêtre qu’il était a voulu susciter la responsabilité des laïcs, puisque la mission de l’Église est d’être missionnaire et de partager le message d’espérance qui lui a été confié. Le père Édouard a exercé son ministère dans le diocèse de Poitiers puis celui de Bordeaux, qu’il appréciait particulièrement. Le centre de sa vie était, bien sûr, l’Eucharistie, qui nous place au centre du mystère divin. Le prêtre n’est que ministre et serviteur, c’est le Christ qui parle, qui vit en lui. La chasuble dont le défunt a été revêtu montre que le prêtre est enveloppé – malgré ses faiblesses – de la présence sacramentelle du Christ.
Mgr Castet a terminé son homélie en rendant grâce pour le sacerdoce du père Édouard et en rappelant à l’assemblée, qu’à la suite du père Édouard, un jour, nous verrons aussi Dieu face à face.
Après la cérémonie le Père Édouard a été conduit au cimetière de Cerizay dans la concession des chanoines pour reposer dans sa dernière demeure.

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3 octobre 2021 : Triduum et l’installation de la statue de Notre-Dame de Beauchêne dans nouveau retable

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La semaine qui vient de s’écouler à Beauchêne, a été – une fois de plus- riche en événements. En effet, un Triduum, présidé par Mgr Alain Castet, a préparé les fidèles de l’abbaye au point culminant de cette semaine : l’installation de la statue miraculeuse de Notre-Dame de Beauchêne dans son nouveau retable. L’ancien évêque de Luçon a donné deux enseignements par jour, pendant ce triduum, dont le thème central était : « A Jésus, par Marie » selon la formule de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. S’appuyant sur son excellente connaissance de la Parole, Mgr Castet a commenté plusieurs passages de l’Evangile où la Vierge Marie apparaît : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité etc… Il a encouragé les fidèles à lire fréquemment la Parole, avec des yeux neufs, en faisant attention au contexte et aux mots choisis par l’Evangéliste. Ainsi, les fidèles ont-ils approfondi leur connaissance et leur amour de la Très Sainte Vierge et se sont-ils préparés à accueillir la statue miraculeuse de Notre-Dame. A la fin du Triduum, Mgr Castet a été accueilli comme Familier des Chanoines Réguliers du Latran, recevant ainsi la reconnaissance et l’amitié que lui portent les Chanoines de Beauchêne.

Ce dimanche 3 octobre, à la messe de 10 heures, Mgr Celestino Migliore, nonce apostolique en France, a donc installé la statue, rénovée en Belgique et recouronnée par le pape François en janvier, dans son nouveau retable. Celui-ci – réalisé en Pologne – est majestueux et impressionnant. En bois doré, il abrite maintenant dans la niche centrale, la très belle statue de Notre-Dame, alors que les deux niches latérales abritent des bijoux offerts par les fidèles, comme ex-voto. La chapelle était comble pour assister à la cérémonie ; étaient aussi présents Mme la sous-préfète et M. le maire de Cerizay. De nombreuses larmes ont coulé lors de cette installation, devant la beauté, la solennité et la majesté de cet événement unique, attendu et préparé depuis si longtemps.

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4 septembre 2021 : Pèlerinage de Beauchêne à Loublande

Samedi 4 septembre, s’est déroulé un événement à la fois spirituel et sportif !

A 7 heures sonnantes, 45 pèlerins, dûment bénis pas père Joseph, se sont élancés sur les chemins, sac au dos, bannières au vent et cantiques aux lèvres.

Parfaitement sécurisé sur les petites routes communales, le pèlerinage s’est effectué en plusieurs étapes jusqu’à Loublande. A chaque étape, de nouveaux pèlerins se sont agrégés à la troupe initiale, pour rejoindre les Rinfilières, atteignant ainsi le nombre de 85 !

Un groupe de Beauchêne, venu en voiture dans l’après-midi, priait en communion avec les marcheurs. Une délégation de Loublande est venue accueillir Notre-Dame de Beauchêne et nos pèlerins, bien fatigués de leurs 30 kilomètres à pied !

La messe aux Rinfilières a clôturé cet événement qui se déroulera dans l’autre sens l’année prochaine.

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15 août 2021 : Assomption

15agosto

Comme le veut la tradition, la messe du 15 août a eu lieu dans le parc de l’abbaye, vécue par une nombreuse assistance. Monseigneur Jean César Scarcella, le père abbé de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, en Suisse, présidait la célébration. Son homélie, pleine d’affection pour Notre-Dame, a présenté aux fidèles la grandeur de cette fête. En voici un résumé :
Fêter l’Assomption de la Vierge Marie, c’est unir la terre au ciel, et cela doit nous reporter sans difficulté à la Résurrection du Christ et à son Ascension. Dès ce moment-là un homme, un de nous est au ciel, au sein de la Trinité. L’Assomption au ciel de la Vierge Marie est le gage de notre propre présence au ciel le jour venu. Marie qui, s’est endormie dans la mort, s’est retrouvée vivante au ciel par la volonté de son Fils, comme nous le serons, un jour.

Les Orthodoxes évoquent la Dormition de la Vierge et les Catholiques, l’Assomption de la Vierge. Ces deux visions se complètent : en effet, la Dormition veut évoquer Celle qui se couche une dernière fois pour recevoir le relèvement pascal, tel que l’a vécu Jésus, son divin Fils. Et l’Assomption évoque Celle qui est accueillie par son Fils dans la gloire du ciel.

Célébrer l’Assomption de Marie, c’est croire que Marie est au ciel, près de son Fils, et qu’Elle intercède pour nous. Jésus, sur la croix, nous l’a donnée pour mère et Il la garde maintenant à ses côtés, pour l’écouter qui intercède auprès de Lui pour ses enfants que nous sommes toujours.

Et Dieu sait si, ici à l’Abbaye de Beauchêne, Marie est proche de ses enfants et reste la mère qui écoute, console et intercède, même miraculeusement. Le culte que vous rendez à Marie, chers confrères chanoines, chers frères et sœurs fidèles de cette Abbaye, est un bienfait non seulement pour vous et votre région, mais pour l’humanité et la terre entière. On ne dira jamais assez la force de la présence de Marie dans nos vies chrétiennes et dans la vie du monde ; son manteau de joie, d’espérance et de salut le recouvre, comme aussi chacun qui se tourne vers Elle en particulier.

En rendant grâce pour cette année jubilaire que l’Abbaye de Beauchêne a vécue, c’est donc dire merci à Marie pour tous les bienfaits qu’elle a accordés à tous ceux qui l’ont approchée, priée, implorée, remerciée ; Elle, qui, couronnée d’étoiles, prend maintenant intimement soin de ses enfants encore restés sur terre.
Ainsi on parle du dogme de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie ; mais un dogme dans l’Église catholique, qu’est-ce que c’est ? C’est ce qu’on peut appeler une ”vérité de foi”. C’est quelque chose de vrai et de réel, mais qu’on ne peut démontrer et comprendre que par la foi. Le pape, quand le moment propice est arrivé, définit un dogme. La définition du dogme arrive après de nombreuses années d’études, de recherches et de prières de la part des théologiens et de tous ceux qui mettent leur science et leur compétence au service du Magistère de l’Église, c’est-à-dire son enseignement.

Et ce dogme de l’Assomption n’est pas si vieux, puisqu’il date de l’année 1950, donc au siècle dernier, il y a à peine plus de soixante-dix ans. Mais depuis bien longtemps, l’Assomption de Marie avait toujours paru une évidence, qu’il fallait pouvoir malgré tout circonscrire, jusqu’à pouvoir arriver à une définition de foi, qui est celle qu’a prononcée le pape Pie XII en ces mots : « L’immaculée Mère de Dieu, au terme de sa vie terrestre, a été élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel ».

L’Assomption de la Vierge Marie s’inscrit dans le même mouvement que l’Ascension du Christ ressuscité parce que la Mère et le Fils sont liés et Celle qui, de son corps virginal, a donné naissance à l’auteur de la vie, ne pouvait, en son corps d’humanité, retourner à la terre. L’Assomption de Marie découle donc de sa maternité divine.

Face à cet événement de l’incarnation du Fils de Dieu dans le sein de Marie, l’Assomption apparaît comme une deuxième face de cet événement, car son assomption personnelle inaugure la future assomption de l’humanité en Dieu, le retour à Dieu de l’humanité. Vous voyez donc en quoi et comment s’exerce si merveilleusement la maternité de cette jeune femme : comme Marie a enfanté son Fils au monde, ainsi par son Assomption enfante-t-elle l’humanité au ciel.

Ainsi Marie ne s’élève pas, elle est élevée. Marie est restée à sa place dans le plan de salut de Dieu, bien discrètement, bien humblement. C’est ça l’humilité : rester à sa place de créature, confectionnée par l’humus, la glaise du sol. Debout au pied de la croix, face à la nuit de l’épreuve, elle ne fuit pas, elle reste là, à sa place, toute pétrie d’humilité, elle ne s’élève pas, elle est élevée.

Elle est la ”Toute comblée de grâce”, c’est-à-dire la grâce qui vient de la mort et de la résurrection de son Fils, celle qu’elle a reçue par anticipation, dès sa conception immaculée. Quant à nous, toutes ces grâces de salut, nous les recevons par les sacrements. Saint Paul l’a dit : « C’est par grâce que vous êtes sauvés ». Ainsi la grâce reçue de Marie à sa conception, et qui l’a menée à son Assomption, nous la recevons dans les sacrements qui nous sauvent du péché jusqu’au jour de Dieu.

L’Apocalypse de saint Jean nous a présenté la femme dont le « signe grandiose apparut dans le ciel ». Cette femme est à la fois Marie et l’Église. Marie est la parfaite image de l’Église à venir, elle est l’aurore de l’Église dans sa victoire sur la mort. En cela, Marie guide et soutient l’espérance du peuple de Dieu encore en chemin, Elle nous fait aspirer à rechercher les grâces d’en haut. Et, pour cela, Elle laisse à notre méditation son Magnificat, le chant qu’elle avait chanté avant d’enfanter le Christ. Ainsi soit-il !

Après la messe, les fidèles pouvaient visiter quelques stands et déjeuner dans la Salle du Relais. L’après-midi, une procession a eu lieu dans le parc avant les Vêpres.

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20 – 22 juillet 2021 : Chapitre Provincial

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La semaine qui vient de s’écouler a été riche en émotions. En effet, le chapitre provincial des Chanoines Réguliers du Latran s’est tenu à Beauchêne, du mardi 20 au jeudi 22 juillet. Il s’agissait d’élire le nouveau Provincial et les autres charges de la Province. Nombreux ont été les fidèles à prier et à jeûner pour que l’Esprit-Saint guide les participants de ce chapitre : le Père Abbé Général Franco Bergamin, Paul Pawlak, Guillaume van der Knaap, Joseph Vennix, Philippe Cailleau, Édouard Bodin, Jan Kuziemski, Joseph Geelen, Sebastian Gozdziejewski et Stéphane Axisa.

Le chapitre se ressemble tous les trois ans pour traiter des différents sujets relatant de la vie de la Province.

Le chapitre a choisi pour trois ans la gouvernance de la Province :

Provincial de la Province et Prieur de l’Abbaye de Beauchêne : P. Paul Pawlak

Maître des Novices et des Profès : P. Stéphane Axisa

Conseil du Provincial :

  • Jean-Marie Lafite (vicaire provincial)
  • Stéphane Axisa
  • Édouard Bodin

Économe provincial : P. Joseph Vennix

Un verre de l‘amitié a clôturé ce chapitre, à la fois pour fêter ces résultats et pour fêter l’anniversaire d’un fidèle familier de Beauchêne.

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18 juillet 2021 : Accueil des nouveaux familiers

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Dimanche 18 juillet, à Beauchêne, six nouveaux fidèles ont été reçus « familiers » dans la Congrégation des Chanoines Réguliers du Latran : L’abbé Benoît Rolans-Gosselin, Mme Myriam Audineau, Mr David Sylvan, Mme Marcelle Deguil, Mr et Mme Anne-Marie et Jean-Joseph Granville. Chacun, d’une façon ou d’une autre a rendu service à l’abbaye ou s’est montré disponible, en telle ou telle occasion, envers les Chanoines. C’est le père abbé général, don Franco Bergamin qui les a accueillis comme familiers. Ils vont ainsi bénéficier, sans autre engagement de leur part, comme tous les familiers, de tous les mérites acquis par la Congrégation depuis sa fondation. Au moment de leur mort, ils sont aussi assurés de toutes les prières de la Congrégation pour leur salut éternel.
Comme chaque année, un repas fraternel a réuni les familiers et la Congrégation, permettant à chacun de faire meilleure connaissance de ses frères.
Le nombre des familiers de Beauchêne s’agrandit chaque année, preuve de la vitalité de cette abbaye. Deo Gratias !

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6 juin 2021 : Fête du Saint-Sacrement

C’est le cardinal Barbarin qui présidait la messe solennelle de la Fête du Saint-Sacrement. En ouvrant la cérémonie, il a précisé que les fêtes qui suivent Pâques sont une sorte de reprise du temps pascal, dans le temps ordinaire. Ainsi, la fête que nous célébrons aujourd’hui est une reprise du Jeudi Saint, de l’Institution de l’Eucharistie. Nous fêtons le Saint-Sacrement, comme s’il n’y en avait qu’un !

Dans son homélie, l’archevêque émérite de Lyon a rappelé que c’est le pape Urbain IV qui en 1263, demande que l’on crée un Office dédié au Saint-Sacrement. Pour cela, il crée un concours de théologiens : les deux finalistes sont Bonaventure et Thomas d’Aquin. On raconte qu’après avoir entendu l’Office lu par saint Thomas d’Aquin, devant l’évidente supériorité de cet écrit, saint Bonaventure aurait déchiré le sien ! Cet écrit était la fameuse séquence chantée ce jour, Lauda Sion.

Le cardinal a continué par un parallèle entre la Procession du Saint-Sacrement et la fête de Simhat Torah (La Joie de la Torah). En effet, ce jour-là, les Juifs organisent également une Procession des rouleaux de la Torah. Ils font 7 fois le tour de l’estrade de lecture, en chantant des chants de joie et d’allégresse.

Quelle merveille, quelle merveille ! a répété le cardinal en levant les mains. Merci pour l’Eucharistie, merci pour ce qui va venir ! La Table du Ciel s’ouvre à chaque Eucharistie ; c’est comme si nous étions déjà au Banquet du Royaume. Merci ! Merci !

La difficulté de l’Eucharistie c’est que cette joie est suivie du désastre du Vendredi Saint. Mais aujourd’hui, regardons ce qui nous attend là-haut, dans notre Maison. Saint Paul dit que notre vie est déjà ressuscitée avec le Christ. Au milieu du don extraordinaire de l’Eucharistie, nous savons qu’il existe la trahison de Judas, la trahison humaine. Mais oublions-la aujourd’hui, parce que c’est fête ! Réjouissons-nous, comme si nous étions déjà à la Maison, c’est presque un jour du Royaume venu jusqu’à nous.

En achevant son homélie, le cardinal a avoué que quand il monte à l’autel pour célébrer la messe, il se pense indigne mais que Jésus lui dit : « C’est Moi qui célèbre. » Quelle merveille, quelle splendeur d’être unis à Toi, Jésus, à chaque célébration eucharistique !

Après la messe, la Procession du Saint-Sacrement a au lieu dans le parc de l’abbaye, avec 4 stations, lectures d’évangile et chants. Puis l’adoration eucharistique s’est prolongée jusqu’à 18 heures, dans la chapelle.

Stéphanie d’Espiès

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