24 février 2019: Messe de prémices du Père Stéphane Axisa, CRL

Dimanche 24 février 2019, 7e dimanche du temps ordinaire, la messe de prémices a été célébrée à 11 h par le Père Stéphane, au lendemain de son ordination, en présence de nombreux confrères chanoines et d’une grande assemblée de fidèles.

La lecture du 1er livre de Samuel a rappelé que « le Seigneur rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité« , et l’Évangile de saint Luc a témoigné des paroles du Seigneur exhortant les chrétiens à un amour authentique et inconditionnel de leurs ennemis.

Lors de son homélie, Monseigneur Jean Scarcella, père abbé de l’Abbaye territoriale de Saint-Maurice en Suisse, est revenu sur le rite du sacerdoce faisant de l’ordinand un « prêtre, prophète et roi » doté des attributs royaux, mais aussi un « alter Christus » pour conférer les sacrements et servir ses frères et sœurs, « aimer, annoncer, et sanctifier » jusqu’aux « noces de sang » à l’exemple de Jésus, couronné d’épines et recouvert du manteau de pourpre de la dérision. Msgr Scarcella a en particulier demandé que chacun prie pour les enfants, et pour les jeunes garçons ou filles de notre chapelle qui seront appelés à se donner à l’Église.

A la fin de sa toute première messe, le Père Stéphane a chaleureusement remercié le Père provincial Paul Pawlak, le Père abbé général dom Franco Bergamin et le Père abbé général émérite dom Giuseppe Cipolloni, pour leur soutien particulier dans sa voie vers le sacerdoce, ainsi que Msgr Jean Scarcella pour l’homélie, et Msgr Hugues Paulze d’Ivoy, abbé général des chanoines réguliers de Saint Victor, pour sa formation.

Le Père Paul Pawlak, très ému, a enfin témoigné de la fidélité du père Stéphane à ses engagements pendant près de 25 ans de vie consacrée, et des exhortations reçues du Cardinal Robert Sarah, particulièrement édifié par la piété des fidèles de Beauchêne, à la catéchèse, à la pratique la plus consciente possible des sacrements, au plus grand respect possible de la liturgie et du Corps du Christ devant ainsi nous amener à la communion dans la bouche et à genoux.

Enfin, les fidèles ont eu la grande émotion et la grande joie, après la présentation à tous des trois jeunes postulants philippins (Marlon 26 ans, Marlito 25 ans, et Wilfredo 20 ans), de venir chacun recevoir la bénédiction du Père Stéphane, assortie de l’indulgence plénière et des grâces que l’Église donne à cette occasion aux conditions habituelles.

Bertrand de la Bonnellière

 

Homélie de Monseigneur Jean Scarcella

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23 février 2019: Ordination presbytérale du Frère Stéphane Axisa, CRL

En présence de quatre pères abbés, de nombreux prêtres, de deux diacres et des fidèles venus de toutes les paroisses environnantes, Son Éminence le cardinal Robert Sarah a conféré le sacerdoce à Stéphane Axisa, à l’abbaye Notre-Dame de Beauchêne, samedi 23 février 2019. Une chorale de pères de famille et de leurs enfants, composée pour l’occasion, entonnait les chants, pendant qu’une trentaine de fidèles, ne trouvant pas de place assise, pouvait assister à la cérémonie sur un écran dans l’oratoire. L’homélie du cardinal Sarah, précédant le rite de l’ordination, s’est articulée en trois parties : qu’est-ce que le prêtre, son identité et son rôle spécifique d’Ipse Christus, de Christ-même, de pasteur des brebis ; le cardinal a ensuite évoqué la place du prêtre, en butte aux contradictions du monde, pouvant conduire jusqu’au martyre, comme celui des prêtres réfractaires pendant la Révolution et les guerres de Vendée et enfin, le rôle que doit jouer le prêtre dans notre société matérialiste, athéiste et hédoniste, où les jeunes errent sans repères, dans cette crise mondiale des civilisations que nous vivons actuellement. Le prêtre doit alors tenir son bâton de berger, être le modèle du troupeau, par sa conduite irréprochable et sa vie de prière intense et permanente, dans notre monde sans espérance et sans lumière.
Enfin, l’évocation de l’Ordre des Chanoines Réguliers et de la figure de saint Augustin a précédé la louange mariale du cardinal à Notre-Dame de Beauchêne, secours des Chrétiens.
La célébration de cette messe d’ordination s’est déroulée dans un silence et une ferveur d’une qualité exceptionnelle, vécue ainsi par tous les participants, heureux de ce jour de grande fête, à la fois achèvement et commencement dans la vie du père Stéphane.

Stéphanie d’Espiés

HOMÉLIE DU CARDINAL ROBERT SARAH
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Départ de don Lorenzo Alcina (1939-2019)

Enfance
Comme il est difficile d’écrire sur lui au passé ! Il y a encore peu de temps, j’ai entendu sa voix, agréable comme toujours et se préoccupant de la communauté, la famille, l’Église…
Don Lorenzo est né la veille de l’Assomption de la Vierge Marie, le 14 août 1939 à Palma de Majorque dans une famille de quatre enfants (deux filles et deux garçons) d’un père majorquin et d’une mère française. Sa maman voulait que ses enfants parlent sa langue d’origine. Dès le début, Lorenzo, comme les autres enfants, a étudié le français. La famille était suffisamment aisée pour leur assurer une bonne éducation. Pour avoir une connaissance approfondie de la langue française, don Lorenzo a fréquenté les cours de la Sorbonne.
Ses parents avaient un hôtel. A l’époque, cette île magnifique n’était pas encore visitée par les touristes, comme elle l’est aujourd’hui. Sa mère, très pieuse, lui a transmis la foi catholique et les valeurs chrétiennes. La foi de sa mère, comme il le disait souvent, l’a marqué pour toute sa vie.

Adolescence
Après sa scolarité, selon la volonté de son père, il a étudié le Droit et les Lettres. Mais déjà, bien avant ses études supérieures, il portait dans son cœur l’appel de Dieu au sacerdoce ; évidemment, comme il le disait, à l’époque on ne refusait pas si facilement – comme maintenant – la demande de ses parents. Obéissant donc à la décision de son père, il a poursuivi sa formation juridique, qui après, lui a d’ailleurs été fort utile. Durant ses études, l’appel à la vie sacerdotale a grandi et a mûri en lui. Il partageait son appel au sacerdoce avec son frère (mort très jeune), qui lui-même avait une foi profonde et qui l’a soutenu dans ses décisions. Le jour où il a annoncé sa décision à ses proches n’a pas été facile. Son père lui a déclaré : « si tu choisis le sacerdoce, tu fermeras la porte de notre maison et tu ne la rouvriras jamais ». Il a tenu à sa vocation et la promesse du père s’est malheureusement réalisée.

Formation sacerdotale
Une nouvelle vie commence pour le jeune Lorenzo, non seulement parce qu’il commence à se préparer pour le sacerdoce mais aussi parce qu’il a été envoyé étudier à Rome. Cela a toujours été l’une des plus belles expériences de sa vie, de connaitre le centre du catholicisme. Toujours pieux et fervent, il a absorbé la science théologique et bien sûr l’ambiance de la Ville Éternelle, qui à l’époque, semblait plus lointaine, plus difficile à atteindre et plus mystérieuse que maintenant. C’était aussi le temps où il a pu créer des amitiés avec des personnes de l’Église du monde entier. Certaines amitiés ont duré toute sa vie et l’ont aidé, aux moments opportuns, à régler de nombreux problèmes ecclésiastiques mais toujours pour les autres, jamais pour lui-même. La façon dont il savait, toujours très discrètement, aider les autres et arranger des choses qui semblaient inarrangeables, était très impressionnante.
A Rome, il ne perdait pas de temps, il étudiait scrupuleusement les matières universitaires mais aussi la Ville elle-même ; il semblait parfois, qu’il en connaissait chaque église et chaque pierre.
Concernant son séjour à Rome, il aimait raconter deux anecdotes concernant les papes Jean XXIII et Paul VI. Quand il a entendu à la radio la mort de Jean XXIII, il a eu l’inspiration d’aller au Vatican pour rendre hommage au pape. Il a cherché toute la nuit comment il pourrait entrer dans la salle où se trouvait le catafalque, avec le corps du pape. Le lendemain, il s’est réveillé très tôt le matin et sans idée claire sur la façon d’y entrer, il s’est rendu au Vatican. Dès le matin, beaucoup de prélats y entraient et en sortaient. Don Lorenzo (encore séminariste) ayant un grand désir de prier auprès du corps de Jean XXIII et n’ayant pas la possibilité d’y accéder, a décidé de « hausser » sa position et s’est présenté avec assurance comme secrétaire d’un cardinal espagnol. Ainsi, a-t-il pu prier auprès du pape. En rentrant au séminaire (c’était le matin de bonne heure) il rencontre le recteur du séminaire qui s’étonne que son séminariste rentre à la maison à cette heure-là. Évidemment, il lui pose la question : « d’où viens-tu, de si grand matin ? » La réponse a été simple : « Mon Père, je viens du Vatican car je suis allé dans les appartements du pape, prier auprès du catafalque de Jean XXIII ». Le recteur l’a regardé avec commisération et lui a répondu : « Lorenzo je sais que tu as une bonne imagination mais je ne savais pas qu’elle était si grande ». Et notre Lorenzo, avec son bon sourire, n’a plus essayé d’expliquer son absence matinale.
L’autre histoire concerne le pape Paul VI. Une fois, le jeune étudiant Lorenzo se trouvait dans la basilique Saint-Pierre. Soudain, il voit qu’une porte s’ouvre et qu’un groupe de pèlerins de Madagascar monte les escaliers. Ne réfléchissant pas trop, il suit le groupe et finalement se retrouve dans une salle du Palais Apostolique, assis parmi les Malgaches. Une autre porte s’ouvre et entre le pape Paul VI. C’était une audience privée. A la fin, chaque personne pouvait saluer personnellement Paul VI. Lorenzo, dans la file, approche vers le pape et quand il se trouve en face de Paul VI, il se présente comme missionnaire à Madagascar ! Le pape l’a remercié très cordialement pour sa mission difficile et l’a encouragé en lui donnant sa bénédiction apostolique.
Il a fini l’université avec la distinction « Magna cum laude » et il a reçu l’ordination sacerdotale le 15 juillet 1967. Et puis il est retourné dans son diocèse.

Service sacerdotal
Il faut bien noter que le zèle pastoral l’a accompagné toute sa vie jusqu’à ses derniers instants. Tout de suite après son ordination, il a travaillé comme secrétaire personnel de deux évêques : Rafael Álvarez et Teodoro Úbeda. Cette période-là lui a permis de bien connaitre les prêtres du diocèse de Majorque ses joies et ses peines ainsi que le fonctionnement de cette province ecclésiastique.
Petit à petit, de pair avec l’expérience, d’autres charges se sont accumulées sur ses épaules. Il paraissait être un homme-orchestre : il faisait, avec un engagement total, tout ce que lui était confié. Dans le diocèse, on le surnommait « l’encyclopédie vivante ».
Comme professeur de philosophie presque toute sa vie, il était lié au monde universitaire, enseignant les laïques ainsi que ceux qui se préparaient au sacerdoce. Toujours exigeant, tout d’abord pour lui-même et puis pour les autres. Dans son comportement, rien n’existait entre « oui » et « non ». Tout était clair et pour entretenir la foi catholique pure, aucun compromis n’avait droit de cité.
L’un de ses lourdes mais aussi très importantes charges, était la charge d’exorciste. Ses compétences ont été reconnues, non seulement dans son île mais aussi dans l’Espagne continentale. Pour tenir la charge d’exorciste, il faut mener une vie spirituelle profonde et sainte.
L’œcuménisme tenait une place importante dans son cœur : il connaissait toutes les religions présentes à Majorque et il gardait une relation très cordiale avec les responsables de ces religions. Il s’est d’ailleurs engagé, comme délégué épiscopal pour l’œcuménisme, à préparer les assemblées de prière. Il gardait le même engagement envers les Églises et les communautés chrétiennes en préparant la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
En 1975, il a été nommé Recteur du Grand Séminaire. L’évêque en le nommant recteur, l’a supplié de ne pas renvoyer tous les séminaristes. Finalement, en la personne de don Lorenzo, les jeunes ont fréquenté un fervent témoin du Christ et un fils fidèle de l’Église. Il accordait une grande importance non seulement à la préparation intellectuelle mais aussi à la préparation spirituelle. Pour lui, les prêtres devaient être des personnes particulièrement liées au Christ par la prière.
Il a accepté, avec grande joie, la fonction de vicaire épiscopal pour la vie consacrée. Il n’existe aucune communauté de religieux et de religieuses dans le diocèse, qui n’ait pas profité de don Lorenzo pour la nourriture spirituelle. Il a été très souvent invité par diverses congrégations pour leur prêcher des retraites, des conférences ou des journées de récollection. Et de nombreuses personnes l’avaient comme père spirituel. Il voyait la vie consacrée dans l’Église comme une perle qui l’enrichit.
Son service préféré était la charge de chanoine pénitencier de la cathédrale. Chaque dimanche, il confessait les fidèles pendant quelques heures, et comme polyglotte, de nombreux touristes. Il disait avec tendresse que son confessionnal était sa deuxième petite maison. Il y était fidèle, l’ayant très rarement abandonné le dimanche et s’il le fallait, il cherchait quelqu’un pour le remplacer.
Il faut ajouter qu’il s’occupait de la paroisse francophone de Majorque. Ce service lui permettait de se rappeler ses origines de côté de sa mère.

Familier de la Confédération des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin
Don Lorenzo a été accueilli comme familier de la Confédération des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin par le Père Abbé Primat, Mgr Angelin Lovey CRB, en 1983. Il était très fier de cette appartenance à la famille canoniale. Il a rendu d’immenses services aux différentes congrégations des chanoines réguliers, n’oubliant pas les chanoinesses du Latran auxquelles il était très attaché. Ses conseils, son engagement et son travail (paraissant quelquefois impossible) ont créé de véritables amitiés et une communion profonde. Il participait avec joie aux congrès canoniaux où, avec une cordiale discrétion, il voulait connaitre tous les participants. A chaque fois, il s’est réjoui en voyant de nouveaux jeunes confrères chanoines.

Don Lorenzo, durant ses dernières années, a tour à tour perdu ses forces physiques, refusant peu à peu diverses responsabilités mais il a été actif jusqu’à une semaine avant son départ vers le Père. Malgré quelques difficultés, il ne se plaignait jamais, il n’aimait pas quand l’attention des autres se concentrait sur lui. Toujours uni au Christ, il a rendu son dernier soupir, le dimanche 13 janvier, à l’heure de l’Angélus, en tenant dans sa main un crucifix, celui que tenaient dans leurs mains son frère et sa mère, au moment de leur départ pour le Paradis et que don Lorenzo gardait précieusement.
En la personne de Don Lorenzo, l’Église, son diocèse et notre Confédération ont perdu un Fils fidèle, qui avec une immense passion exerçait le ministère sacerdotal.
Tristes humainement mais heureux dans la foi en la résurrection et pleins de remerciements, nous Te disons : don Lorenzo « a Dios » et à bientôt, là où nous posséderons, comme nous dit l’Écriture : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé.

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24 décembre 2018 : Messe du soir de Noel

La Vigile de Noël s’est déroulée dans une chapelle remplie de fidèles, venus fêter la naissance de Notre Sauveur. La crèche majestueuse et humble faisait corps avec l’autel central, où ont célébré les pères Paul et Joseph. L’homélie du père Paul a développé une méditation des Pères de l’Eglise sur le « signe » de la mangeoire, annoncé aux bergers de Bethléem. Pendant des siècles, les commentaires des exégètes ont surtout porté sur la « mangeoire » où Jésus a été déposé par la Vierge Marie, comme préfiguration du Pain de Vie. Ici, l’homélie a insisté sur le « signe » de la mangeoire. Quel est ce signe ? Que représente symboliquement cette mangeoire ? Eh bien, elle se présente comme une métaphore du péché : en effet, l’âne et le bœuf reviennent sans cesse à leur mangeoire, ne pouvant vivre loin d’elle. De même, chacun de nous revient sans cesse à son péché, ne pouvant imaginer vivre sans ses mauvaises habitudes, ne pouvant rompre avec son péché.

Ainsi, la Vierge Marie, inspirée par l’Esprit-Saint, dépose-t-elle Jésus au centre de notre péché. C’est pourquoi il ne faut pas vivre un temps à la messe avec Jésus et le laisser derrière nous quand nous quittons l’église. Il faut l’emmener avec nous et le garder au centre de notre péché parce que c’est là qu’Il nous sauve !

Le jour de Noël, la chapelle était également bien remplie pour la messe du jour et l’homélie du père Paul a développé la grandeur du mystère de l’Incarnation. En effet, Dieu fait homme sanctifie l’humanité et lui redonne sa dignité. Que la paix du nouveau-né de Bethléem entre en nos cœurs et elle y entrera à proportion de la place que nous lui attribuons.

Stéphanie d’Espies

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11 décembre 2018 : Rencontre du Groupe de prière de S. Jean-Paul II pour les prêtres, les personnes consacrées et les nouvelles vocations

Dans notre sanctuaire, la prière pour les prêtres, les personnes consacrées et les nouvelles vocations a lieu tous les 2ème mardis du mois. Ce groupe a été créé pour aider ceux qui nous guident spirituellement ainsi que pour les nouvelles vocations. Actuellement, nous sommes 97 personnes : chacun d’entre nous se sent responsable de l’Église et de ses pasteurs.
Les prêtres ont reçu un immense don de Dieu. En priant pour eux, nous voulons les aider dans leur mission, pour qu’ils soient fidèles à leur engagement. Nous voulons être leur appui quand leurs bras s’abaissent… leur force, quand ils en manquent… leur consolation quand leurs cœurs sont inquiets.
Le prêtre conduit les fidèles et lui-même à la sainteté. Satan n’aime pas les prêtres car ils ont reçu de Dieu une mission spéciale. Il sait que s’il détourne un prêtre de Dieu, il détourne en même temps beaucoup de fidèles. « Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. » (Mc 14,27).
Il nous faut prier avec courage pour nos pasteurs, ils ont besoin de notre prière pour pouvoir mener une vie sainte et en même temps pour nous aider à obtenir le ciel. En effet, la prière des fidèles pour les prêtres est indispensable, comme une reconnaissance, un remerciement spirituel du don des sacrements qui leur sont offerts par leurs pasteurs.

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30 novembre 2018 : Bénédiction abbatiale de dom Franco Bergamin, CRL

A la fête de Saint André, lors de la Messe à la Basilique Sainte-Agnès à Rome, le nouvel abbé général, dom Franco Bergamin, a reçu la bénédiction abbatiale.

La bénédiction s’est faite dans ce lieu particulier pour dom Franco, parce qu’il y a exercé son ministère durant quelques années, comme curé de la paroisse et prieur de la communauté.

La bénédiction abbatiale est un sacramental spécial, que l’Église accorde au père abbé nouvellement élu, demandant une bénédiction pour son service en faveur de ses frères, qu’il guidera désormais. Le ministre de la bénédiction a été vicaire de Sa Sainteté pour Rome, le cardinal Angelo De Donatis. Le rite de la bénédiction était composé du chant de la Litanie de tous les Saints durant laquelle le père abbé s’est prosterné devant l’autel, la prière solennelle du Cardinal sur le père abbé, puis la transmission de la Règle, l’imposition de l’anneau et de la mitre ainsi que la remise de la crosse, qui symbolise la mission pastorale du père abbé.

Ont participé à la cérémonie : Monseigneur Jean Scarcella, père abbé de l’Abbaye territoriale de Saint-Maurice en Suisse, les Chanoines Réguliers de l’Immaculée Conception, les confrères de la Congrégation CRL ainsi que quelques prêtres amis. On pouvait remarquer la famille du Père Abbé ainsi que de nombreux fidèles de Naples où dom Franco a œuvré avant d’être élu à la tête de la Congrégation.

Nous souhaitons au nouveau Père Abbé la bénédiction divine ainsi qu’une multitude de grâces et la force de l’Esprit-Saint dans son ministère en faveur de notre Congrégation.

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10 – 23 novembre 2018 : relation du voyage vocationnel aux Philippines

Certains d’entre vous sont au courant que notre Province a un projet vocationnel aux Philippines. Quelle en est l’origine ? En bref, la branche féminine de notre Congrégation y possède quatre couvents de chanoinesses. Beaucoup de sœurs philippines sont venues dans les couvents européens pour rajeunir et raviver les communautés et… cela marche très bien. Les chanoinesses de Palma de Majorque m’ont mis en contact avec Mgr Roger Fuentes qui préparait les jeunes filles à leur mission en Europe et tout a commencé avec Mgr Roger …

Je me suis rendu aux Philippines avec notre père abbé émérite, Giuseppe Cipolloni, qui m’avait déjà accompagné durant mon premier voyage dans ce pays. Le voyage a été long, avec une escale à Hong-Kong. Tout de suite après l’atterrissage à Cebu, nous sommes allés à la maison que la Province a louée pour nos candidats. La Patronne de la maison est Notre-Dame de la Providence. Dans cette maison, nos candidats vivent ensemble depuis plusieurs mois, sous la direction de Monseigneur, aidé par un groupe de laïques. C’est très important d’avoir quelqu’un sur place qui peut connaitre les candidats, leur motivation et leur vocation. Des sept candidats, quatre sont aptes à commencer la formation initiale de la vie canoniale.

Qu’ont-ils fait pendant ces quelques mois ? Leur formation s’est partagée entre la prière, le travail manuel, l’apostolat, quelques cours éducatifs et l’étude de la langue française. Chaque jour, ils commençaient à 5h pour finir à 22h. Ils essayaient de communiquer en français et c’était très agréable de les entendre prier dans cette langue.

Durant notre séjour, nous avons eu l’occasion de mieux nous connaitre. Ils ont posé énormément de questions concernant leur avenir dans notre communauté de Beauchêne. Je me suis retrouvé dans certaines questions car j’ai eu les mêmes dilemmes et questions en quittant mon pays. Je les ai très bien compris.

Nous ne sommes pas restés tout le temps à la maison. Nous avons profité de notre présence pour voir un peu le pays. La population philippine est pieuse, la foi joue un grand rôle et ils n’ont pas peur de la manifester. J’ai visité le sanctuaire de Notre-Dame de la Règle où nous avons participé à la neuvaine préparatoire avant la fête patronale. J’ai constaté tout de suite que les célébrations liturgiques sont chaque fois (même en semaine) très bien préparées. L’ambiance portait à la prière, sans bavardages, sans commentaires inutiles, chacun savait ce qu’il avait à faire. On sentait le mystère et en même temps, tout était parfaitement naturel.
Un jour, j’ai rencontré sœur Rita, philippine, chanoinesse du Latran, qui passait ses vacances dans sa famille. Sœur Rita travaille en Pologne, où elle a fondé le couvent des chanoinesses. Maintenant, une nouvelle mission commence pour elle car en 2019 elle rentrera dans son pays pour commencer sa charge de maîtresse des novices. Elle est venue avec une candidate qui s’appelle Edilona ; celle-ci commencera bientôt son noviciat aux Philippines et ensuite elle rejoindra la communauté des chanoinesses, en Espagne, à Burgos.

J’ai consacré beaucoup de temps à la préparation des documents nécessaires pour nos candidats, afin qu’ils puissent obtenir leur visa. Finalement, nous avons tout complété et maintenant nous attendons la réponse de l’ambassade de France.

J’ai participé activement à leur apostolat. Chaque semaine, ils font des petits pains pour les personnes malades ; ils voulaient m’enseigner comment former la pâte mais ils ne savaient pas que je connais très bien cette matière et à la fin, je leur ai montré comment faire des petits pains en utilisant les deux mains et non pas seulement une seule. Leur surprise était grande !

Qui sont nos candidats ? Je les ai trouvés tout d’abord bien préparés pour la vie quotidienne. J’ose dire que chez nous, en Europe, la plupart des jeunes sont bien « protégés » par les parents, ils doivent étudier et pas trop travailler parce que papa et maman font tout. Ce sont des garçons bien marqués par la vie, ils ont une expérience.
Garry (45 ans), diplômé de l’université de Manille, enseignait l’informatique. Marlon (26 ans) a étudié 3 ans de philosophie, Marlito (24 ans), a étudié 4 ans de philosophie en finissant ses études avec une thèse sur St Augustin, Wilfredo (19 ans) a fini le lycée et il est prêt à commencer ses études supérieures.

Nous avons fait une autre visite chez les pères augustiniens : le frère de notre candidat Marlito, étudie la théologie chez eux. Dans sa famille, il y a plusieurs vocations : son oncle est prêtre diocésain, sa tante et ses trois cousines vivent chez les sœurs augustiniennes et son frère est augustinien. Ensuite, nous nous sommes rendus chez les Sœurs servantes du Saint-Esprit de l’adoration perpétuelle. Leur accueil a été merveilleux ; ce sont des sœurs cloitrées et elles rayonnaient de joie ; je dirais qu’elles brillaient de Jésus eucharistique. Notre confrère Joseph Geelen, de Hollande, leur a rendu visite il y a quelques mois car il travaille au procès de béatification d’une sœur de cette congrégation.

Durant notre séjour, j’ai pu voir quel apostolat font nos candidats dans les bidonvilles. Cela m’a beaucoup touché. Malgré la misère que vivent ces gens-là, ils savent se réjouir de tout, mêmes des plus petites choses. Après la Messe célébrée dans une simple petite chapelle, nous sommes allés dans une famille pour le dîner. La présence des prêtres était pour eux une grande fête alors la musique et les danses étaient bien présentes.

Habitant dans le presbytère, j’ai bien observé la vie paroissiale. Chaque jour, sept messes sont célébrées, les horaires libres sont réservés pour les funérailles ou les mariages, célébrés aussi en semaine. Dans le bureau paroissial, trois personnes accueillent les paroissiens qui se présentent ; il y a des moments où un lien se crée, grâce à tant de personnes qui désirent quelque chose de la paroisse. Les paroisses font tout, du service pastoral et sacramentel, en passant par l’éducation scolaire et en finissant par le service social. La vie palpite.

Nous avons fait une courte visite chez les frères de Saint-Jean où le supérieur est un Français qui est diacre permanent. Nous avons été accueillis par un frère des États-Unis. Comme c’est presque à chaque fois la règle, à côté des frères, se trouve aussi une communauté de sœurs. Nous avons participé à la liturgie des heures. Là où la liturgie est soignée, elle attire toujours des gens. Le noviciat pour l’Asie se trouve aussi dans cette maison.

Nous ne pouvions pas rater l’occasion d’aller saluer le chef de ce lieu, l’archevêque de Cebu. La première fois, nous avions logé dans sa maison. Il nous a invités chez lui pour le déjeuner, avec nos candidats. Évidemment, nous poursuivons notre projet avec l’accord de Mgr José Palma, qui nous a bénis de tout son cœur pour cet évènement.

Notre communauté et la Province attendent avec une grande espérance l’arrivée de nos candidats. Le déroulement de notre vie s’en trouvera sûrement changé et la communauté rajeunira grâce à eux.

La première chose qu’ils doivent faire, c’est étudier la langue, puis ils commenceront la formation initiale de la vie canoniale et ensuite les autres étapes de la vie religieuse jusqu’à l’ordination sacerdotale. Tout cela durera de longues années avant que les premiers philippins puissent recevoir l’ordination sacerdotale. La formation est longue mais aussi coûteuse. Je m’adresse à toutes les personnes de bonne volonté qui pourraient nous aider à réaliser notre projet vocationnel, par la prière mais aussi par une aide financière ; chaque don, même le plus petit, est pour nous très important.

Je vous remercie d’être attentifs à ma demande qui est pressante et réelle. J’ai confiance en votre soutien, qui, même s’il s’adresse spécifiquement à Beauchêne, intéresse tous nos lecteurs et tous les fidèles qui s’attachent à la survie de nos communautés de chanoines.

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1-7 novembre 2018 – Semaine de prière pour les défunts

Pour la deuxième fois, notre sanctuaire vit la Semaine de prière pour les défunts. Chaque jour, les fidèles se ressemblent pour l’Eucharistie célébrée pour les défunts ainsi que pour le chapelet où, avant chaque mystère, sont lus les noms des personnes confiées à notre prière.

Chacun de nous sait depuis l’enfance que le mois de novembre est « le mois des défunts. » La fête de Toussaint ainsi que la Commémoration de tous les fidèles défunts nous rappellent ceux et celles qui se réjouissent déjà au Ciel ou qui attendent la rencontre avec le Seigneur dans le Purgatoire.

Pourquoi devons-nous prier pour les défunts ? Est-ce que notre prière peut les aider ? Est-ce qu’elle peut changer quelque chose ?

Presque toutes les cultures ont eu des rites religieux liés aux cérémonies des funérailles. La tradition chrétienne de prière pour les défunts prend son origine dans le Deuxième Livre des Maccabéesoù nous pouvons lire que Judas Macchabée a ordonné le « sacrifice d’expiation, afin que les morts soient délivrés de leurs péchés. » (2M, 12,46) En reprenantcette tradition, l’Église des débuts honorait les défunts et les aidait, surtout en offrant pour eux l’Eucharistie, afin qu’ils puissent, après la purification, regarder le visage de Dieu.

C’est l’amour envers nos proches qui nous dicte de prier pour eux. Saint Jean-Paul II, le 2 novembre 2003, pendant l’Angélus, nous a dit : « Il est important et de notre devoir de prier pour les défunts, car même s’ils sont morts dans la grâce et dans l’amitié de Dieu, ils ont peut-être encore besoin d’une dernière purification pour entrer dans la joie du Ciel. »

La mort est une chose sure dans notre vie ; en effet, chacun de nous, tôt ou tard, devra passer par cette porte et qui sait ? peut-être que nous aussi, en ce temps-là, nous aurons besoin de l’intercession de ceux et celles pour qui, avec amour, nous offrons notre prière.

Donne-leur, Seigneur, le repos éternel
et que brille sur eux la lumière de ta face.
Qu’ils reposent en paix. Amen.

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18 – 28 septembre 2018: Chapitre Général à Gubbio

Du 18 au 28 septembre, notre Congrégation a vécu son Chapitre général. Celui-ci se réunit tous les six ans et c’est l’organe suprême de la Congrégation. Les 22 représentants de six Provinces et d’une Région se sont rendus en Italie pour participer à cet évènement. Le Chapitre a débuté par l’Eucharistie célébrée par le Père Abbé Giuseppe Cipolloni ; ensuite, nous avons écouté la conférence du père Luigi Marioli OFM Conv., qui nous a encouragés à vérifier la vie de notre famille religieuse dans la sens de la communion et sur la base de l’expérience de Jésus avec les Apôtres. Selon le père Luigi, « faire le chapitre » cela veut dire vérifier son appartenance et son affection pour sa propre famille religieuse ; faire « la preuve de l’habit », qu’il ne soit ni trop large, ni trop étroit… Sans l’Esprit Saint « nihil est innoxium… »

L’un des sujets principaux de notre réunion était le renouvellement de nos Constitutions. Une commission a travaillé six ans pour présenter aux pères capitulaires le texte des nouvelles Constitutions. Après une semaine d’études, de corrections et de réflexions, le chapitre a approuvé unanimement le texte de ces nouvelles Constitutions et nous attendons maintenant l’approbation du Saint-Siège.

Le chapitre a aussi élu le nouveau gouvernement :
Père Abbé Général don Franco Bergamin (58 ans) de la Province italienne
Père Edward Gonzales Valdez (41 ans), vicaire du père abbé, de la Province Hispano-Américaine
Père Dorival Ferreira Lete (45 ans), conseiller et économe général, de la Province brésilienne
Père Grzegorz Cyganik (33 ans), conseiller et procurateur général, de la Province polonaise
Père Joseph Vennix (80 ans), conseiller, de la Province Franco-Belgo-Hollandaise (le père Joseph restera conseiller jusqu’à l’ordination sacerdotale du Frère Stéphane Axisa (46 ans), ensuite le Frère Stéphane prendra la charge de conseiller général)
Père Mariano Alfonso Rojas (49 ans), conseiller, de la Province argentine
Père Alessandro Venturin (50 ans), conseiller, de la Province italienne
Père Ercole Turoldo (69 ans) délégué pour le Conseil Primatial

Pour mieux nous connaitre et resserrer nos liens de fraternité, nous avons fait quelques visites dans les environs : Ermitage de Saint Ambroise à Gubbio où se trouve le corps de notre confrère, le Bx Archange Canetoli, centre historique de Gubbio, sanctuaire de S. Ubald, chanoine régulier, Assise et les lieux liés à l’ordre franciscain.

Chaque Chapitre donne à l’Ordre une nouvelle dimension – spirituelle et juridique – pour mieux répondre aux besoins des temps actuels. C’était un fort temps de prière, de travail et d’écoute qui nous a donné de nouvelles forces pour continuer, selon l’idéal de Notre Père Saint Augustin, le chemin indiqué par Notre-Seigneur dans nos diverses réalités.

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8 septembre 2018: la Fête patronale du Sanctuaire de Beauchêne

Ce 8 septembre a, une fois de plus, été l’occasion d’une belle fête à Beauchêne.
En effet, comme chaque année, l’abbaye célèbre sa fête patronale au jour de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.
Le beau temps a permis le déroulement de la messe à l’extérieur, dans le parc. Un peu plus de trois cents personnes ont assisté à l’événement, présidé par Mgr Hugues Paulze d’Ivoy, Abbé Général des Chanoines Réguliers de Saint-Victor, venu spécialement d’Ardèche pour présider cette fête. Le frère Guillaume soutenait à l’orgue les chants dirigés d’une main de maître par le frère Stéphane. Les concélébrants étaient au nombre de deux entourant le père Hugues : le père Joseph et le père Paul. L’homélie du père Hugues se développait en trois points concernant la vie spirituelle, à méditer en ce jour de la Nativité de la Vierge Marie :
D’abord, le Seigneur est en nous et non pas à l’extérieur de nous, malgré sa nature éternelle et transcendante. Il convient de nous laisser guider intérieurement par lui, que ce soit dans notre histoire personnelle ou communautaire.
Ensuite, la Très Sainte Vierge Marie, Mère du Christ qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie » est la nouvelle Eve. Comme Mère des vivants, Elle nous veut tous réunis dans le Christ et dans cette intention, Elle nous envoie, au nom du Christ, auprès de tous nos frères, quels qu’ils soient et quels que soient les domaines de notre existence.
Enfin, c’est par la Très Sainte Vierge Marie, Mère de l’Eglise (titre qui lui a été conféré par le pape Paul VI, le 21 novembre 1964) que nous devons renouveler notre regard sur l’Eglise : en effet, Elle est à la fois sainte et composée de pécheurs ; chacun y est responsable et solidaire des dons dispensés par Dieu, et chacun doit agir selon ses dons, dans un amour toujours plus grand de la vérité et de l’autre. Ne réduisons pas l’Eglise à sa hiérarchie ou même aux sacrements. Paul VI disait que « son essence profonde » tient « dans son union mystique avec le Christ » et que c’est en Marie, que « toute l’Eglise, dans son incomparable variété de vie et d’œuvres, atteint la plus authentique forme de l’imitation parfaite du Christ ».
Comme toujours, les fidèles, heureux de se retrouver, ont longuement conversé après la cérémonie, autour des divers stands leur offrant des objets pieux ou profanes, vendus au profit de l’abbaye.
L’après-midi réunissait à nouveau quelques fidèles pour l’adoration et les Vêpres.

Stéphanie d’Espies

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